Honey, I watered the screen
A l’ère de ce qu’on nomme l’Anthropocène, la plupart des produits manufacturés ne sont fonctionnels et utilisés que durant une infime partie de leur durée de vie totale sur Terre. Ils vivent la majeure partie de leur existence en tant que déchets et survivent aux humains qui les ont créés. Chaque objet de cette série a été mis au rebut. Nous avons inoculé ces objets en disgrâce avec du mycélium. Il y a quelque chose de profondément troublant et satisfaisant à la fois dans l’acte d’arroser un écran, un grille-pain, un jouet d’enfant et de les regarder pousser. Ces greffes organiques augurent la nécessité de symbioses improbables dans un futur bricolé où l’espèce humaine devra fricoter différemment avec le vivant. Ce projet est né d’une collaboration avec la chercheuse australienne Stella Lee Prowse et la designer Suisse Miriam Josi. Exposition à la Galerie D, Fondation Fiminco, Romainville du 23 octobre au 7 novembre. Vernissage le 30 octobre, 14h-18h.
Honey, I watered the screen
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